Géologie et hydrogéologie

Géologie

Du point de vue géologique, le bassin de l’Oudon repose sur des terrains appartenant au Massif Armoricain, sur l’unité de Bretagne Centrale, entre la limite sud du Cisaillement Nord-Armoricain (CNA) et la branche nord du Cisaillement Sud-Armoricain (CSA). Le territoire du SAGE est essentiellement composé de schistes gréso-argileux d’âge Briovérien, peu à pas métamorphisés. Ces formations sédimentaires anciennes sont affectées par des plis synschisteux liés à l’orogénèse hercynienne, sont également recoupés par des filons ou massifs acides à basiques et affectés par des failles. A l’extrême nord du bassin, on retrouve le massif du Pertre, correspondant à un leucogranite qui se serait mis en place au Carbonifère inférieur.

Carte géologique du SAGE Oudon - JPEG - 737.4 ko
Carte géologique du SAGE Oudon

Dans la partie médiane du bassin, on trouve des séries sédimentaires d’âge Paléozoïque (Ordovicien, Silurien, Dévonien) correspondant aux synclinaux du sud de Rennes, constituées de la base au sommet par (synclinoriums de Martigné-Ferchaud et de Château-Neuf-sur-Sarthe, synclinal de Segré) :
-* la formation de Pont-Réan (schistes rouges),
-* la formation du Grès Armoricain (grés et quartzites clairs),
-* la formation de Traveuzot (schistes noirs ardoisiers),
-* la formation de Riadan-Renazé (schistes, grès et quartzites),
-* la formation de la Chesnaie et de Poligné (schistes et quartzites).

Au Tertiaire, de petits fossés d’effondrement se sont individualisés et se sont remplis de sables et de graviers. Les formations de socle sont localement recouvertes de formations sablo-graveleuses d’âge indéterminé (Crétacé à Pliocène ?), notamment à l’est du bassin de l’Oudon, au nord de Chemazé. Il s’agit de dépôts de sables, fins à grossiers, plus ou moins argileux et accompagnés de graviers, présents sous la forme de placages d’épaisseur variable. On trouve également quelques plaquages de sables rouges pliocènes, d’épaisseur variable. Ce bassin ne contient en revanche que très peu de dépôts alluvionnaires.

D’un point de vue des structures tectoniques, l’Oudon recoupe des et plis, orientés Est-Ouest et d’âge hercynien et des structures plus récentes, de post-hercynienne à Oligocène, failles décrochantes à jeux normaux et orientées Nord-Sud (entre N020 et N150).

Hydrogéologie

Trois aquifères principaux, aux caractéristiques très différentes, se distinguent sur le bassin versant de l’Oudon :

  • Les aquifères des roches du socle, (Néoprotérozoïque et Paléozoïque), qui peuvent contenir des ressources en eau intéressantes lorsque le degré de fracturation (lié à la déformation) et d’altération de la roche est suffisant. Les fractures vont permettre à l’eau de circuler tandis que les altérites sus-jacentes, parfois épaisses de plusieurs dizaines de mètres, vont constituer la majeure partie du réservoir de l’aquifère. Au sein du bassin, les forages implantés dans ces terrains ont mis en évidence des débits allant jusqu’à 20 à 30 m3/h, bien qu’en général ils restent inférieurs à 20 m3/h.
  • Les aquifères tertiaires, dans les terrains sablo-graveleux du Pliocène, dotés d’une porosité d’interstice susceptible de fournir des débits intéressants selon leur épaisseur, sont exploités localement. Bien que faiblement étendues puisque présentes sous forme de placages (elles ne recouvreraient en effet que 7% du territoire), ce sont les formations aquifères les plus intéressantes du bassin grâce à leur productivité, souvent supérieure à 30 m3/h. Néanmoins, les nappes qu’elles contiennent, de types libres, sont vulnérables aux pollutions.
  • L’exploitation de l’eau drainée par les galeries des anciennes mines de fer, qui constitue une ressource non négligeable qu’il est d’ailleurs prévu de valoriser.

Le bassin d’Oudon ne contient pas de nappes alluviales d’intérêt économique. En effet, les alluvions sont peu étendues, avec une épaisseur faible et une forte proportion d’argile.

Dans ce contexte, les ressources en eaux souterraines du bassin d’Oudon sont très dépendantes des précipitations, les réserves étant limitées et donc facilement épuisables dans le cas d’une insuffisance prolongée de la recharge. Actuellement, plus de la moitié de l’eau potable consommée sur le bassin est importée, principalement depuis la rivière Mayenne.

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Hydrogéologie Oudon

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SAGE Oudon