Géologie et hydrogéologie

Situé dans la partie sud-est du Massif armoricain, le territoire du SAGE recouvre la limite méridionale affleurante du socle paléozoïque.

Géologie

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Carte géologique du SAGE Vendée

Le socle, affleurant sur une grande moitié Nord-Est du territoire, comprend la partie méridionale du bassin de Chantennay, les premières unités du Bas- Bocage affleurant au Sud-Ouest du Complexe cristallophyllien de Mervent qui marque une limite structurale majeure d’échelle continentale. Cette zone de suture est parallèle à la branche sud du Cisaillement Sud-Armoricain (CSA) d’orientation WNW-ESE (accident décrochant majeur dextre qui se suit depuis la pointe de Bretagne jusqu’à Saint-Maixent en passant par Nantes où il est morphologiquement associé au Sillon de Bretagne). Les terrains cristallophylliens affleurant sur le territoire appartiennent donc au domaine « interne » de la Chaine varisque, et sont recouverts en discordance majeure par les formations secondaires du Bassin aquitain, elles-mêmes surmontées par les terrains quaternaires du Marais poitevin.

Dans la partie du Bas-Bocage vendéen affleurent donc les formations métamorphiques du socle, c’est-à-dire principalement des schistes du Briovérien, et parfois des grès tendres jaunâtres. Au Nord de la Châtaigneraie, une bande d’environ 2 kilomètres de largeur et de direction NW-SE est constituée de rhyolites d’aspect schisteux de l’Ordovicien. En partie centrale, dans le secteur de Vouvant à Puy de Serre - Faymoreau, une mince bande de formations d’âge Carbonifère renferme des couches de houille exploitées au début du siècle.

Dans les zones de plaine au sud du bassin, le sous-sol est constitué par les calcaires du Bajocien et du Bathonien, plus ou moins karstifiés et parfois gréseux ou marneux, en bancs relativement épais ainsi que des calcaires du Lias inférieur (Hettangien). Ces formations se retrouvent plus au nord, à l’Ouest où vient mourir le synclinal de Chantonnay et à l’Est aux alentours de Foussais-Payré et Saint-Maixent-de-Beugné.

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Géologie simplifiée du SAGE Vendée

Hydrogéologie

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Hydrogéologie Vendée

Plusieurs aquifères plus ou moins productifs se distinguent sur le territoire du SAGE Vendée :

Les aquifères des roches du socle

La ressource en eau globale n’y est pas négligeable mais elle est très dispersée en petites nappes dont la productivité est essentiellement liée au degré de fracturation (lié à la déformation) et à l’altération de la roche (fonction d’emmagasinement des précipitations efficaces).

Les débits exploitables par forage sont donc très variables suivant les secteurs explorés et les profondeurs atteintes, mais en tout état de cause ne dépassent pas 5 m3/h lors d’un pompage continu.

Dans le bassin houiller de Faymoreau, les potentialités aquifères sont faibles mais les anciennes galeries minières représentent une ressource potentielle.

Carte hydrogéologique des masses d'eau souterraines libres du SAGE Vendée -  voir en grand cette image"
Carte hydrogéologique des masses d’eau souterraines libres du SAGE Vendée

Les aquifères sédimentaires

L’aquifère du Dogger affleure dans la plaine (calcaires altérés et très diaclasés en surface, fissurés et karstifiés en profondeur) et se retrouve captif sous le « bri » flandrien (formation du Marais Poitevin) au sud. Lorsque la série est complète, la puissance totale de la formation atteint en moyenne 40 m. Les marnes du Bajocien inferieur et du Toarcien constituent la limite inférieure de cet aquifère. Seule la zone réservoir large de 1 à 2 km en bordure du Marais est productive. La présence sous le marais d’eaux saumâtres ou salées limite l’extension du réservoir exploitable. L’été, l’exploitation intensive de la nappe engendre une dépression piézométrique  . En période de hautes eaux, cette nappe déborde par surverse sur le Marais Poitevin en inondant les marais mouillés.

L’aquifère du Lias inférieur (Sinémuro-Hettangien), captif sous les marnes du Toarcien sauf au niveau de ses affleurements, est constitué de calcaires dolomitiques plus ou moins gréseux. Il devient réservoir par la fissuration et le développement de la karstification. Bien souvent, seuls les cinq mètres supérieurs sont productifs. Le socle varisque et les argiles infraliasiques constituent le substratum de l’aquifère. Il peut alimenter par drainance verticale l’aquifère du Dogger sus-jacent. L’alimentation en eau de la nappe du Lias inférieur se fait par infiltration directe des eaux de pluies dans la zone d’affleurement des calcaires, mais aussi par drainance descendante à travers l’éponte marneuse du Toarcien, ou par le réseau de fractures. La recharge de l’aquifère est annuelle comme en témoignent les chroniques d’observations piézométriques (deux piézomètres à St Martin des Fontaines).

Pour en savoir plus

DIOT H., FEMENIAS O., MOREAU Ch., GAUFRIAU A., ROY Cl., KARNAY G. avec la collaboration de MENARD J.J., JOURDAIN T., PONS L., POUPIN B., CONAN Y , MAILLARD A., DUPIN L., JOUSSEAUME S., GUILBAUD M.N., BLAIS A. (2007) – Notice explicative, Carte géol. France (1/50 000), feuille Fontenay-le-Comte (586). Orléans : BRGM, 96 p. Carte géologique par Moreau C., Femenias O., Diot H., Karnay G. (2007).

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SAGE Vendée